En résumé
Un tableau de bord est un espace d’analyse interactif où vous assemblez des widgets (graphiques, tables, indicateurs) pour explorer une cohorte ou un jeu de données. Un projet peut contenir plusieurs tableaux de bord, chacun organisé en onglets qui contiennent les widgets. Cette page présente le but et l’organisation des tableaux de bord ; les suivantes détaillent chaque brique.
À quoi sert un tableau de bord
Une fois vos données préparées et vos cohortes construites, vous voulez les mettre en valeur : décrire une population, comparer des groupes, suivre un indicateur dans le temps, partager un résultat avec une équipe. C’est le rôle des tableaux de bord.
Concrètement, un tableau de bord répond à des questions comme :
- Quel est l’âge moyen de ma cohorte, et comment se répartit-il ?
- Combien d’admissions par mois, et quelle évolution sur l’année ?
- La durée de séjour diffère-t-elle entre deux groupes de patients ?
Plutôt que de réécrire le même code à chaque fois, vous composez une vue à partir de widgets configurables, vous la rejouez sur de nouvelles données, et vous la partagez.
Un tableau de bord est aussi interactif : grâce aux filtres, vous restreignez l’affichage à une sous-population — par exemple une cohorte de patients, une tranche d’âge ou une période — et tous les widgets se recalculent à la volée. C’est donc également une manière d’explorer ses données, en creusant un sous-groupe sans repartir du code.
Deux usages : recherche ou pilotage
Un tableau de bord sert deux finalités assez différentes, avec la même mécanique.
Recherche
Explorer les données d’une étude et en restituer les résultats, sur un instantané.
Pilotage
Suivre une activité au fil de l’eau, avec des données rafraîchies régulièrement.
Recherche
Une étude couvre en général deux temps, et donc volontiers deux tableaux de bord distincts. Un premier sert à explorer : vous filtrez sur une cohorte, comparez des sous-groupes, vérifiez une hypothèse — le tout interactivement, sans réécrire de code. Un second, une fois les analyses stabilisées, sert à restituer les conclusions, organisées par thème : un onglet Démographie, un onglet Flowchart (diagramme de flux de la cohorte), un onglet Modèles prédictifs… C’est justement l’intérêt de pouvoir créer plusieurs tableaux de bord dans un même projet (voir ci-dessous). Dans les deux cas, la vue travaille sur un instantané du jeu de données de l’étude.
Pilotage
Ici, vous suivez une activité avec des données mises à jour à intervalle régulier (par exemple toutes les 24 heures). On organise par axe de suivi — Démographie, Microbiologie, Ventilation… — pour suivre les patients au fil de l’eau, comme un tableau de bord de service.
Dans les deux cas, l’assemblage est identique : des onglets qui regroupent des widgets. La différence tient surtout à la fraîcheur des données — un instantané pour la recherche, un rafraîchissement périodique pour le pilotage — et à la manière dont on découpe les onglets.
Tableau de bord ou rapport ?
Un tableau de bord est interactif et exploratoire : on y manipule des filtres, on bascule entre onglets, les widgets se recalculent. Un rapport (voir la section Rapports) vise un document figé, mis en page pour la lecture ou l’impression. Les deux sont des façons de restituer des résultats et partent des mêmes analyses.
Plusieurs tableaux de bord par projet
Un projet n’est pas limité à un seul tableau de bord. Vous en créez autant que nécessaire pour découper votre travail. C’est exactement ce qui permet de séparer les deux temps d’une étude évoqués plus haut : un tableau de bord Exploration pour creuser la cohorte interactivement, et un tableau de bord Résultats pour restituer les conclusions stabilisées. On peut en ajouter d’autres au besoin — par exemple un dédié aux Modèles prédictifs. Chacun a son nom, ses onglets, ses widgets et ses filtres.
Composez plusieurs tableaux de bord par projet.
Exploration
3 onglets · 9 widgets
Résultats
3 onglets · 11 widgets
Modèles prédictifs
2 onglets · 5 widgets
Le même principe vaut pour un projet de pilotage : un tableau de bord pour le pilotage général du service, un autre dédié à une cohorte précise (par exemple les patients traumatisés crâniens), etc. Étude et pilotage restent en revanche des projets distincts — on ne mélange pas dans un même projet les résultats figés d’une étude et un suivi rafraîchi en continu.
L’organisation : dashboard → onglets → widgets
Un tableau de bord s’organise sur trois niveaux :
1 · Tableau de bord
Le conteneur. Il porte un nom, des réglages de mise en page et des filtres partagés par tous les widgets.
2 · Onglets
Des pages pour ranger les widgets par thème (démographie, biologie, séjours…). Un onglet peut contenir des sous-onglets.
3 · Widgets
Le contenu : graphiques, tables, indicateurs. Chacun occupe une cellule d’une grille et se redimensionne.
Âge moyen
64.2
Admissions
1 284
Admissions par mois
Table 1 — description de la cohorte
Répartition par âge
La barre d’onglets en haut permet de naviguer ; la barre d’outils à droite donne accès aux filtres, au plein écran, aux réglages et à l’export en images. En dessous, les widgets sont posés sur une grille où on les déplace et les redimensionne.
Que contient cette section
Les pages qui suivent détaillent chaque brique :
- Onglets et widgets — créer et organiser les onglets, ajouter des widgets, les positionner sur la grille.
- Widgets intégrés — le catalogue d’analyses prêtes à l’emploi (Table 1, graphiques, survie, régression, Sankey, carte, indicateurs clés…).
- Code R, Python et SQL — écrire son propre code dans un widget pour produire une sortie sur mesure.
- Filtres, réglages et export — filtrer plusieurs widgets à la fois, régler la mise en page, passer en plein écran, exporter en images, versionner et déployer.
Étendre le catalogue avec des plugins
Les widgets intégrés ne suffisent pas toujours. Linkr permet de créer ses propres widgets réutilisables sous forme de plugins. La création de plugins est traitée à part, sur la page Créer un plugin.